Claude Monet
Biographie de Claude Monet:<< La couleur est mon obsession quotidienne, ma joie et mon tourment.>>
Claude Monet, qui est reconnu comme étant l'un des créateurs de l'impressionnisme, est né à Paris le 14 Novembre 1840, mais c'est au Havre qu'il passe sont enfance et sont adolescence. Voici d'ailleurs ce que dit monet de sa jeunesse dans des propos receuillis par le journaliste Thiébault-Sisson et publiés le 26 novembre 1900 dans le journal << Le Temps >>.
<< Ma jeunesse a été essentiellement vagabonde. J'étais un indiscipliné de naissance; on n'a jamais pu me plier, même dans ma petite enfance, à une règle. C'est chez moi que j'ai appris le peu que je sais. Le collège m'a toujours fait l'effet d'une prison, et je n'ai jamais pu me résoudre à y vivre, même quatre heures par jour, quand le soleil était invitant, la mer belle, et qu'il faisait si bon courir sur les falaises, au grand air, ou barboter dans l'eau.>>
Il se faisait déjà remarquer au licée par ses << portraits charge >>, des caricatures qui font rapidement de lui un phénomène. Ses dessins sont exposés chez le << seul et unique encadreur qui fit ses frais au Havre >> et il est submergé de commandes pour lesquelles il demande un prix unique de vingt francs. C'est à cette époque que Monet rencontre le jeune peintre Eugène Boudin. Même si au début le jeune Monet ne veut rien entendre, voici ce qu'il en dit plus tard.
<<et Boudin, avec une inépuisable bonté, entreprit mon éducation. Mes yeux, à la longue, s'ouvrirent, et je compris vraiment la nature; j'appris en même temps à l'aimer. Je l'analysai au crayon dans ses formes, je l'étudiai dans ses colorations. Six mois après, en dépit des objurgations de ma mère,qui commençait à s'inquiter sérieusement de mes fréquentations et qui me voyait perdu dans la société d'un homme aussi mal noté que Boudin, je déclarai tout net à mon père que je voulais me faire peintre, et que j'allais m'installer à Paris, pour apprendre.
-tu n'aura pas un sous!
je m'en passerai.
Je pus m'en passer, en effet.>>
Le jeune Monet claque donc la porte du domicile familiale et déménage à Paris. Il a seize ans et deux mille francs en poche, fruit de ses << portraits charges >>. Il passe quatre années dans la capitale, continuant de peindre selon les conseils de Boudin, et fait la connaissance de Pissaro. Puis à vingt ans, Monet doit partir pour le service militaire,. Il demande et obtient d'être envoyé en Algérie.
<< Vous n'imaginez pas à quel point j'y appris et combien ma vision y gagna. Je ne m'en rendis pas compte tout d'abord. Les impressions de lumière et de couleur que je reçu là-bas ne devaient que plus tard se classer: mais le germe de mes recherches futures y était. >>
Il est réformé après deux ans suite à une grave maladie. Cet épisode va convaincre son père de lui pardonner sa fugue et d'accepter enfin que son fils soit peintre. De retour à Paris, Monet, alors agé de vingt- deux ans, entre dans l'atelier du peintre suisse Charles Gleyre. Bien que Monet n'apprécie guère le genre d'enseignement prodigué par Gleyre, c'est dans cet atelier qu'il comprend réellement ce qu'il veut peindre.
C'estaussi dans cette atelierqu'il fait la connaissance de Renoir, Sisley et Bazille, avec lequel il devient immédiatement intime.
Nous sommes en 1865, et après quelques semaines, Monet persuade ses jeunes amis de le suivre et il prend un atelier avec Bazille. Durant cette même période, à l'occasion d'un séjour à Honfleur, Monet fait connaissance avec le paysagiste hollandais Jongkind, rncontre capitale s'il en est une.
<< Il se fit montrer mes esquisses, m'invita à venir travailler avec lui, m'expliqua le comment et le pourquoi de sa manière et compléta par là l'enseignement que j'avais déjà reçu de Boudin. Il fut, à partir de ce moment, mon vrai maître, et c'est à lui que je dus l'éducation défénitive de mon oeil. >>
Trois ans plus tard, Monet expose au salon de Paris. Quand il présente sa <<nouvelle peinture >> l'année suivante, il est rejeté par le jury qui l'avait si bien accueilli l'année d'avant, et les années suivantes seront une succession de refus. Même Manet parle alors avec mépris des peintures de Monet. Ce n'est qu'en 1869 que Manet l'invite à entrer dans son cercle d'amis.
<< Des la première rencontre il m'invita à venir le retrouver tous les soirs dans un café des Batignolles où ses amis et lui se réunissaient, au sortir de l'atelier, pour causer. J'y rencontrai Fantin-Latour et Cézanne, Degas, qui arriva peu après d'italie, le critique d'art Duranty, Émile Zola qui débutait alors dans les lettres, et quelques autres encore. J'y amenai moi-même Sysley, Basille et Renoir. Rien de plus intéressant que ces causeries, avec leur choc opinions perpétuel. (... ) On y faisait des provisions d'enthousiasmequi, pendant des semaines et des semaines, vous soutenaient jusqu'à la mise en forme défénitive de l'idée. On en sortait toujours mieux trempé, la volonté plus ferme, la pensée plus nette et plus claire.>>
Même si sa situation financière n'est pas reluisante, Monet continue sa recherche d'inspiration et de thèmes picturaux nouveaux. Il affectionne particulièrement Paris et la Côte Normande, où l'expérience des phénomènes d'optique de la lumière et de la couleur sont plus intense. Toujours en 1869, Monet peint en compagnie de Renoir une série de tableaux à La Grenouillère, un endroit très animésitué à Bougival, dans la région parisienne. Ces scènes du restaurant flottant, de baignade, de canotage, peintes de façon à rendre toute l'animation qui y régnait, marquent assurémentl'émergence d'un nouveau style artistique, ce qui allait cinq ans plus tard être appelé << impressionnisme. >>
La suite pour bientôt, merci.

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